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Le quartier Corktown de Détroit en pleine revitalisation

Corktown

Emblème de Corktown.


Article et photos par Alicia Kennedy

Résidente de Brooklyn, Alicia Kennedy est une chroniqueuse culinaire et de tourisme passionnée qui adore écrire sur une foule de sujets, des recettes en passant par les conversations fascinantes qu’elle entretient avec des personnes surprenantes. Pour en savoir plus, visitez son blogue et suivez-la sur Facebook et Instagram.

La scène gastronomique et culturelle fleurit pour combler le vide laissé par la perte du stade.

Même en descendant l’autoroute en direction de la zone métropolitaine, le Michigan regorge de paysages luxuriants et verdoyants, parsemés de fleurs et de hautes herbes; le contraste avec la ville de New York d’où je suis partie est indéniable. Malgré le fait que la ville de Détroit est constituée de quartiers distincts répartis sur un vaste territoire, vous constaterez qu’elle possède aussi de grands espaces verts une fois que vous vous trouverez dans son plus vieux quartier : Corktown.

Ce quartier, dont les lampadaires sont ornés d’affiches indiquant l’année de sa fondation, soit 1834, est situé à l’ouest du centre-ville de Détroit, où une rangée de structures de briques surplombées par d’imposants édifices argentés fait office de rue principale sur Michigan Avenue. Le nom Corktown vient du grand nombre de colons irlandais originaires du comté de Cork qui ont immigré dans la région à la suite de la Grande Famine en Irlande. Autrefois, le quartier était reconnu pour son Tiger Stadium, qui a déménagé en 1999 et a été démoli 10 ans plus tard, et ses bars avoisinants.

Toutefois, l’on a annoncé en février 2016 que la Detroit Police Athletic League aménagerait à Corktown ses nouveaux bureaux administratifs et nouvelles installations pour les jeunes. Cette annonce est survenue après le début de la revitalisation culturelle de Corktown. Depuis que le restaurant Slows Bar BQ a osé faire son ouverture en 2005 et à la suite de l’incroyable succès que celui-ci a connu, un nombre sans cesse grandissant de restaurants, boutiques, salles de concert et galeries d’art ont choisi de s’implanter dans le quartier.

Malgré l’arrivée d’une foule de nouvelles entreprises, Corktown demeure un endroit paisible, définit tant par ses jolies habitations résidentielles que l’engagement de ses résidents à ce que leur quartier soit à la fois une destination touristique de choix et un endroit où il fait bon vivre.

Si vous visitez Corktown, ne manquez pas de séjourner à l’hôtel Trumbull & Porter, qui vient tout juste d’être rénové. Autrefois un Holiday Inn avant de devenir le Corktown Inn – dont la réputation d’hôtel miteux n’était plus à faire – l’hôtel fraîchement rénové offre des chambres blanches et lumineuses tout à fait contemporaines et minimalistes, et décorées d’œuvres d’art produites par des artistes locaux. Une gigantesque murale, réalisée par l’artiste Don Kilpatrick, ne manque pas de capter les regards. Elle illustre un homme bien vêtu qui se tient debout face à un trou d’homme dégageant de la vapeur, et on peut y lire une citation du poète de Détroit David Blair, « I stay, even when I go » (J’y suis toujours, même quand je m’éloigne), qui est une manière de dire que la ville devient une partie de vous. Il est possible de louer des vélos auprès de la boutique locale Detroit Bikes, et du café torréfié localement vous est offert dans le hall d’entrée.

L’hôtel Trumbull & Porter.

L’hôtel représente un juste hommage à l’esprit de renouveau qui a gagné le quartier. Sa grande structure rénovée se situe tout près de restaurants tels que Le Petit Zinc et Mudgie’s Deli; il suffit de traverser la rue depuis Batch Brewing pour s’y rendre. Vous trouverez aussi à quelques coins de rue de là un disquaire indépendant ainsi qu’une librairie. Juste à côté, le centre jeunesse Detroit Hispanic Development Center permet aux jeunes de la communauté d’apprendre à construire des robots, peindre des graffitis et gérer un café. C’est le point de départ idéal pour vivre pleinement l’épanouissement de la ville.

Où manger

Corktown a de quoi rassasier tous les appétits. Du calme paisible de la crêperie française Le Petit Zinc en passant par le renommé Mudgie’s Deli et le restaurant thaïlandais Thai of Katoi, il y a presque trop d’options à essayer dans ce petit quartier.

Commencez par Le Petit Zinc pour goûter aux crêpes, qui peuvent être préparées en version végétarienne ou sans gluten. Vous y trouverez également un jardin isolé rempli de fleurs, de quoi vous faire oublier que vous êtes en ville. Native de Détroit, Karima Sorel a passé plusieurs années à gérer des restaurants au Brésil et à New York avant de retourner vivre dans sa ville natale en 2009. Au début des années 2000, sa famille avait acheté l’immeuble où Le Petit Zinc est situé pour y déménager les activités du Michigan Citizen, le journal dont elle était responsable. Comme ces installations ne prenaient que la moitié de l’espace, sa famille a alors eu l’idée d’inviter Karima à revenir pour y ouvrir un café. À l’époque, le seul endroit qui était en activité était le Slows, le Mudgie’s venant tout juste d’ouvrir. Leur partenaire, Scott Rutterbush, m’a confié qu’ils souhaitaient créer un endroit « sans aucune prétention, qui serait à la fois sophistiqué et accessible », car il n’y en avait pas à ce moment-là.

« Pendant un certain temps, le développement était au ralenti et il ne se passait pas grand-chose », explique M. Rutterbush. Il mentionne également que le déménagement du Tiger Stadium a eu pour effet de déplacer de nombreuses activités à l’extérieur de Corktown. Toutefois, au fur et à mesure de l’intérêt grandissant pour habiter en ville, Corktown s’est démarqué comme quartier résidentiel de choix. « Ce n’est pas le centre-ville, mais il y a des entreprises qui prospèrent, il y a de l’effervescence », dit-il. « Donc, vous pouvez venir ici et avoir l’impression de passer du temps en dehors de la ville, mais vous y êtes toujours .»

On le sent particulièrement enthousiaste lorsqu’il parle de toutes ces nouvelles ouvertures, que ce soit des restaurants, des distilleries ou des brasseries, et du quartier qui prend de plus en plus sa place. « C’est ce qui rend Détroit vraiment unique aujourd’hui. Il y a toutes ces entreprises de travail manuel qui sont animées par ce que j’aime appeler une grande force de caractère », explique-t-il.

M. Rutterbush croit que vous serez incapable de trouver un établissement de chaîne de restaurants à Corktown. « À Corktown, toutes les entreprises sont indépendantes et exploitées par des gens qui savent croire en leurs moyens et dire “On va créer une entreprise, et on va réussir” », ajoute ce passionné du quartier.

L’un des exemples les plus remarquables de la force de caractère évoquée par M. Rutterbush est le Katoi, qui trône au sommet des restaurants incontournables du quartier. L’équipe de trois qui est responsable de son exploitation l’appelle le « vaisseau mère », et vous avez effectivement l’impression de pénétrer dans un autre univers lorsque vous franchissez les portes de la discrète bâtisse blanche, un peu plus loin sur Michigan Avenue par rapport à la bande historique. Tout a commencé il y a plus de deux ans, alors que le trio servait des repas depuis un camion de cuisine de rue, dans le stationnement de la distillerie Two James située tout près. « Ils nous disaient, si vous avez un camion, vous pourrez assurer le volet alimentaire », m’explique Courtney Henriette, directrice de l’expérience et des sensations du restaurant, autour d’un café chez Astro. « Nous n’avions pas de plan d’affaires, nous nous contentions de servir le repas du soir cinq fois par semaine. C’était très chaotique, nous ramenions la vaisselle à la maison chaque soir pour la laver », raconte-t-elle. « Ça ne faisait ni queue ni tête, mais mon ami, celui qui avait acheté la bâtisse, m’a suggéré de profiter de cette lancée fulgurante pour transporter l’enthousiasme pour Katoi de l’autre côté de la rue, [en face de Two James]. » C’est ainsi que le vaisseau mère a vu le jour.

Le restaurant Katoi a ouvert ses portes au public en mars 2016. Le chef Brad Greenhill y sert ses propres versions de plats thaïlandais, comme la salade de tofu et les sautés de nouilles, le tout dans une ambiance futuriste et colorée où le plaisir est toujours au rendez-vous. Les cocktails sont également des incontournables, dont certains comme le Promises in Vortex viennent en fût. Ce dernier est concocté à partir de tequila infusée à la coriandre et d’un sirop simple à saveur de chili thaï.

« Si je devais nommer une chose pour laquelle Détroit est si extraordinaire, ce serait la communauté que nous sommes parvenus à bâtir », affirme Mme Henriette. « Pour plusieurs raisons, l’un des aspects du quartier que j’apprécie particulièrement est la présence de nombreuses petites entreprises possédées par des personnes intègres. » Au fur et à mesure de votre parcours d’un restaurant, d’un bar et d’une boutique à l’autre à Corktown, le sentiment de communauté devient palpable.

Où boire

Si l’on peut dire que Corktown, à titre d’ancienne terre d’accueil du Tiger Stadium, a cimenté sa réputation de quartier par excellence en matière d’alcool, celle-ci est pleinement méritée. Vous trouverez toujours quelques pubs irlandais et bars sportifs autour du site de l’ancien terrain de baseball maintenant démoli, mais Corktown tire véritablement son épingle du jeu avec sa scène de cocktails, de spiritueux et de bières de fabrication artisanale. Ne manquez pas de savourer ces libations créatives!

Tout a commencé au bar Sugar House. D’après son propriétaire, Dave Kwiatkowski, la demande était forte pour un bar à cocktails d’un calibre qui n’aurait rien à envier à ce que les autres grandes villes du monde considèrent aujourd’hui comme la norme en la matière. C’est ainsi que le bar ouvrait ses portes pour la première fois en octobre 2011. Celui-ci fêtera bientôt son cinquième anniversaire. Chaque saison, ses affichages changent afin de refléter la cuisine nouvellement au menu. Jason Leinart, qui a d’abord été embauché il y a deux ans comme assistant-barman pour éventuellement devenir gérant, explique que tant pour le Détroit métropolitain que l’ensemble de sa périphérie, « Sugar House a joué un rôle éducatif auprès de la population et au fil du temps, les goûts et les préférences des gens se sont sophistiqués ». S’il est vrai que c’est le seul bar des environs qui soit consacré à l’art du cocktail, le succès de Sugar House a fait en sorte que l’on considère maintenant qu’avoir un plan qui encadre les activités de bar est une décision d’affaires nécessaire.

Le menu est composé d’une base de cocktails classiques issus principalement des périodes avant et pendant la Prohibition, ainsi que d’une sélection en rotation de cocktails saisonniers. En saison chaude, le bar sert des cocktails Tiki. En effet, M. Leinart explique que comme Détroit ne possède pas de bar à rhum, Sugar House « permet aux gens de se familiariser avec le concept ». Un autre menu saisonnier s’est récemment inspiré des films de Bill Murray, car ils ne souhaitent pas être perçus comme l’un de ces bars de mixologie où vous risquez de vous faire regarder de travers par les barmans. Sans prétention aucune, Sugar House met l’accent sur la qualité et le plaisir.

 

Ce souci de la qualité est mis en évidence dans les spiritueux de la distillerie Two James. Située non loin, il s’agit de la première distillerie autorisée à voir le jour depuis la fin de la Prohibition. Elle élabore ses spiritueux en petites quantités, du gin, de la vodka et du bourbon en passant par le whisky et l’absinthe, et choisit de mettre à l’avant-plan l’abondance des produits agricoles du Michigan en utilisant des ingrédients de source locale. Bien que la distillerie n’ait ouvert ses portes qu’en 2013, elle fait déjà partie intégrante de Corktown du fait que l’on retrouve ses spiritueux dans les menus de cocktails du quartier. En plus, elle possède un coin dégustation chaleureux qui s’avère l’endroit idéal pour goûter tous leurs produits, dans le cadre d’une dégustation ou encore en commandant leurs cocktails maison. Enfin, une visite guidée des lieux constitue un excellent moyen de passer un après-midi.

 

Si vous préférez la bière, vous devez absolument passer par la brasserie Batch Brewing. La terrasse extérieure est l’endroit idéal pour déguster une bière d’après-midi et le menu a de quoi satisfaire tous les goûts. Que vous souhaitiez boire une IPA amère, fruitée ou « saison », il est possible d’accompagner celle-ci d’un de leurs produits alimentaires faits maison (les bretzels mous servis avec de la moutarde très épicée valent particulièrement le détour). Pour les amateurs de vin, Corktown propose également le Motor City Wine, un établissement où vous pouvez siroter quelques coupes à l’extérieur tout en savourant fromages et charcuteries.

Pour un quartier qui a accueilli son tout premier bar consacré à l’art du cocktail il y a tout juste cinq ans, Corktown s’est sans contredit taillé une réputation de destination où il fait bon boire, et ce, quel que soit votre poison de prédilection.

 

Culture

S’il est vrai que tout quartier qui se respecte se doit d’offrir un certain nombre d’établissements où manger et boire, le plein épanouissement d’une culture ne peut dépendre uniquement de ces derniers. Heureusement, Corktown compte également plusieurs boutiques et galeries d’art qui se sont élevées au statut de piliers communautaires, où vous pourrez trouver des ouvrages de poésie et des livres d’art en passant par des vêtements rétro et des articles de toilette fabriqués localement, de même que des espaces de studio et des galeries réservées aux artistes. Il existe également une scène modeste, mais florissante, pour ceux qui souhaitent soutenir les entreprises locales qui aident à assurer la prospérité des boutiques et galeries du quartier.

À la fois une librairie et une maison d’édition, DittoDitto, qui organise également divers événements et gère notamment la Detroit Art Book Fair (foire du livre d’art de Détroit), est située à une courte marche seulement de l’hôtel Trumbull & Porter. Le site actuel de DittoDitto a ouvert ses portes en 2014; l’entreprise avait précédemment occupé un petit coin du café Trinosophes, situé dans le quartier Eastern Market de Détroit. « Détroit a une longue tradition d’édition indépendante, notamment dans les années 60, 70, 80 et 90 », m’explique Maia Asshaq, copropriétaire de DittoDitto. Le fait que la librairie est située juste à côté d’une petite boutique de disques l’a aidée à prospérer, et l’endroit constitue maintenant un excellent arrêt unique pour ceux qui s’intéressent tant à la musique qu’à la littérature. « Les résidents du quartier ont été très gentils avec moi », souligne Mme Asshaq, bien qu’il s’agisse de la seule boutique du genre à Corktown (l’on retrouve quelques autres librairies indépendantes dans d’autres quartiers de Détroit). Sa sélection d’ouvrages de poésie est particulièrement étoffée, sans compter qu’elle met à l’avant-plan les poètes locaux.

Après avoir parcouru la librairie, ne manquez pas de vous arrêter dans le vaste et magique Eldorado General Store, qui appartient à Mme Erin Gavle. L’aire de vente regorge de vêtements rétro pour hommes et femmes, mais aussi d’articles de conception locale et indépendante. Mme Gavle, qui a grandi à l’extérieur de la ville, est retournée vivre à Détroit après avoir travaillé pendant cinq ans dans le domaine de la publicité à New York; elle a ouvert le magasin il y a deux ans. « Au début, l’accent était presque entièrement mis sur le rétro, mais j’ai travaillé très fort pour intégrer les produits des artistes locaux », explique-t-elle. « Au cours de ma deuxième année, je me suis efforcée de combler ce qui me manquait après m’être procuré des articles de fabrication locale, américaine ou équitable, des articles qui représentent plus que la somme de leurs parties. »

La propriétaire souhaite contrer la tendance généralisée de la mode rapide qui, selon elle, exerce une grande pression sur les ressources de la Terre. C’est la raison pour laquelle l’Eldorado est plus qu’un magasin : on y offre aussi des ateliers sur le henné, la composition florale, les bijoux et l’esthétique. Elle cherche à offrir une expérience, aux visiteurs comme aux résidents. « Il faut que les gens repartent avec de bons mots pour Détroit », dit-elle. Elle espère changer le paysage du quartier, et c’est précisément ce qu’elle a accompli en choisissant ce bâtiment, qui était vacant depuis 1999. « Redonner vie à cet endroit, et le fait que les lumières sont maintenant allumées à l’intérieur, ça a véritablement fait une différence », ajoute-t-elle.

Un autre lieu qui change le paysage est le Corktown Studios, un collectif d’artistes établi en 2012 situé non loin du chemin habituel qui est relié à la voie principale de Michigan Avenue. Il s’agit d’une maison à deux étages qui abrite aujourd’hui neuf artistes résidents aux disciplines variées, et où l’on présente huit expositions par année avec ouvertures publiques et visites sur demande, de même que des concerts.

Alisyn Malek, membre fondatrice du collectif, a choisi cet emplacement pour sa quiétude, mais aussi pour sa proximité du quartier des affaires de Corktown. Ils ont aussi collaboré avec d’autres entreprises dans le cadre de certains événements, par exemple lors de l’ouverture de la distillerie Two James, où leurs artistes ont fourni les œuvres d’art accrochées aux murs. Mme Malek prévoit une croissance de l’activité et de la construction dans le quartier, comme l’arrivée d’un restaurant, ce qui permettrait au studio d’accueillir plus de visiteurs. « Une fois que nous saurons que l’achalandage augmentera dans le quartier, nous élargirons les heures d’ouverture de la galerie », dit-elle, illustrant comment les entreprises locales peuvent soutenir et dynamiser la culture locale.

Cet esprit se manifeste dans tous les aspects de la revitalisation continue de Corktown, le quartier cherchant à se défaire de son image de « quartier qui a perdu son Tiger Stadium » et à se définir par sa culture indépendante solidement ancrée.

 

Plus d’endroits à visiter

Si vous ne restez que brièvement à Corktown, il vous sera impossible d’essayer tous les établissements qui méritent de ravir votre palais. Cela dit, comme ça ne coûte rien d’essayer, voici quelques-uns des coups de cœur choisis par les résidents. Choisissez judicieusement.

Astro Coffee est la destination incontournable du quartier en matière de café artisanal, mais on y sert aussi des pâtisseries, des sandwichs et des salades de grande qualité pour satisfaire votre faim au déjeuner comme au dîner. Essayez sans faute les cafés versés provenant de différentes brûleries américaines (notamment l’Anthology Coffee, une variété locale) et assurez-vous de prendre une photo de la murale de fleurs sur le mur arrière.

Detroit City Bagels est l’endroit où Erin Gavle, propriétaire de l’Eldorado General Store, aime savourer un déjeuner composé de bacon, d’œufs et d’un sandwich au fromage pour bien démarrer la journée.

L’Ottava Via, qui a élu domicile dans une ancienne banque, est un joli restaurant italien où l’on sert notamment des pizzas.

Le Gold Cash Gold, un restaurant moderne tout en élégance, accorde autant d’attention à sa sélection de cocktails qu’à ses plats, dont la présentation est extraordinaire et dont les aliments proviennent souvent de sources locales.

Les amateurs de nourriture copieuse de pub seront ravis d’apprendre que le St. Cece est la référence en la matière (on y offre même un brunch houblonné). Non loin, vous pouvez aussi visiter le UFO Factory, un bar qui présente parfois des concerts et qui abrite une salle de bains spécialement aménagée pour la prise d’égoportraits. L’établissement sert différentes variétés de hot-dogs végés et non végés, dont le Laika Dog. À l’heure du brunch, l’on sert aussi des « gaufre-dogs ».

La revitalisation de Corktown a commencé avec le Slows Bar BQ et dans un souci d’inclusion, vous pouvez y déguster des options végétariennes à base de protéines végétales texturées.

Traversez la rue depuis le Slows et rendez-vous au Mercury Burger Bar pour savourer un repas dans une ambiance contemporaine, sans compter que l’endroit dispose d’un grand nombre de places assises à l’extérieur. Il y a aussi le Rubbed tout près, qui sert des sandwichs et des charcuteries dans une atmosphère animée. Entre deux arrêts dans ces établissements, ne manquez pas de passer par le Detroit Artifactry pour rapporter souvenirs et autres idées cadeaux.