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Le parc provincial d’Algonquin inspire de nouveaux départs

Un homme en canot sur le lac des deux rivières dans le parc national Algonquin.

Un homme en canot sur le lac des deux rivières dans le parc national Algonquin.


Photo ci-dessus : Un homme en canot sur le lac des deux rivières dans le parc national Algonquin. 

Article et photos par Charles Williams

Charles est le rédacteur en chef du magazine Pursuits with Enterprise. Envoyez un courriel à l’auteur.

Le plus grand parc provincial de l’Ontario a influencé certaines des œuvres d’art les plus emblématiques du Canada.

Feuilles d’automne givrées. Des oies qui volent en formation. Silhouette de pins devant un lac. Les aurores boréales dynamiques. Les peintures de Tom Thomson capturent l’essence d’un lieu et l’âme d’un pays.

Au début du XXe siècle, Thomson a participé au lancement du premier grand mouvement artistique au Canada. Il est décédé dans des circonstances mystérieuses à l’âge de 39 ans sur le lac Canoe dans le parc provincial Algonquin, mais son influence se fait encore ressentir plus d’un siècle plus tard.

Je suis intrigué par Thomson, car je pense que les peintures ont le pouvoir d’inspirer la créativité, de changer les attitudes et de créer des mouvements artistiques. Trente ans après avoir terminé ma spécialité en beaux-arts, je suis toujours en quête de ma place dans le monde des arts. J’éprouve des remords d’avoir opté pour des domaines de carrière pratiques plutôt que pour celui qui nourrissait mon esprit.

Les grandes œuvres d’art, ou un endroit qui les inspire me font sentir comme si j’étais de nouveau jeune et idéaliste. C’est ce que j’ai ressenti lors de mon récent voyage à Algonquin, où les coups de pinceau de Thomson ont capturé la rugosité de vastes étendues sauvages remplies de lacs frigides, de feuillages multicolores et de grands pins gris. C’était un paysage que je voulais découvrir personnellement.

J’ai loué une voiture à Ottawa et j’ai roulé pendant trois heures jusqu’à l’entrée du parc. L’autoroute 60 traverse le parc Algonquin sur 64 kilomètres (40 milles). Étant donné que le trajet d’une heure traverse des peuplements de conifères et de feuillus, il s’agit d’une des plus spectaculaires escapades routières au Canada en septembre et octobre.

Créé en 1893, le parc Algonquin est le plus ancien parc provincial du Canada et le plus grand en Ontario. Il est également l’un des parcs les plus populaires parce qu’il est facilement accessible en voiture en moins d’une journée depuis Toronto, Ottawa ou Montréal.

Le parc Algonquin s’étend sur environ 7 630 kilomètres carrés (2 946 milles carrés), et représente environ la même superficie que les États du Delaware et du Rhode Island combinés. Une grande partie du parc est un arrière-pays préservé qui contient 2 400 lacs. Se rendre en canot à des destinations de camping éloignées, ce que Thomson faisait souvent, demeure une activité populaire.

Le Groupe des sept

 

Thomson s’est rendu pour la première fois à Algonquin en mai 1912. Il aimait peindre des croquis du paysage sur de petits panneaux en bois de bouleau. Pendant les mois d’hiver qu’il passait à Toronto, il utilisait les croquis pour réaliser des tableaux. Le pin (« The Jack Pine ») et Le vent d’ouest (« The West Wind ») sont parmi les œuvres d’art les plus emblématiques du Canada.

Après la mort inexpliquée de Thomson en 1917, d’autres artistes canadiens, dont certains avaient visité Algonquin avec lui, ont formé le Groupe des sept en 1920. Parmi les artistes figurent Franklin Carmichael, Lawrenen Harris, A. Y. Jackson, Frank Johnston, Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald et F. H. Varley. Inspiré par les œuvres de Thomson, le Groupe des sept croyait qu’un style d’art canadien distinct pourrait être développé en travaillant au sein de la nature. Ils sont ensuite devenus célèbres pour leurs peintures de paysages canadiens.

Explorer le parc Algonquin

 

J’ai exploré le parc Algonquin en automne pour voir les paysages colorés comme ils apparaissent dans les peintures de Thomson. Le Centre des visiteurs du parc Algonquin a été mon premier arrêt. Bien que le Groupe des sept ne se soit pas concentré sur la faune, j’ai appris que 4 000 orignaux, 150 loups de l’Est et 2 000 ours noirs d’Amérique du Nord vivent dans le parc.

Un garde forestier a recommandé deux sentiers offrant des vues imprenables sur les feuillages multicolores. Sur le côté est du parc, le sentier populaire de Lookout Trail est une boucle d’environ 2 kilomètres (1,3 mille) qui traverse la forêt pour se rendre jusqu’au sommet d’une falaise élevée. Depuis ce point de vue, j’ai vu des arbres aux feuilles vertes, rouges et jaunes entourant trois lacs.

Sur le côté ouest du parc, le sentier Hardwood Lookout Trail est d’environ un kilomètre (un peu plus de 0,5 mille) et traverse des forêts d’érables à sucre rouges et de bouleaux jaunes.

Ensuite, je me suis rendu au Musée d’exploitation forestière du parc Algonquin, qui présente la vie dans un des premiers camps d’exploitation forestière canadiens. Un sentier de randonnée de 1,2 kilomètre (0,75 mille) comprend un arrêt à une petite cambuse, un hébergement pour 52 bûcherons de pins gris qui ne dispose d’aucune douche! Un remorqueur amphibie à vapeur « Alligator », autrefois utilisé pour déplacer les billots sur l’eau, se trouve près d’un lac. Thomson a peint plusieurs scènes de structures et d’activités forestières en 1916, lorsqu’il travaillait en tant que garde-feu dans le parc. Son influence est également évidente au Centre d’art du parc Algonquin, qui présente les œuvres de quelques-uns des plus grands artistes de la nature et de la faune sauvage du Canada.

Séjour dans le parc

 

Le parc Algonquin propose 1 900 terrains de camping et trois pavillons : Pavillon Killarney, Pavillon Arrowon Pines et Pavillon Bartlett.

Le Pavillon Killarney a été construit en 1935 et est une entreprise familiale depuis. Le pavillon rustique se trouve sur une péninsule qui s’avance dans le lac des deux rivières. Les cabines confortables au bord du lac incluent l’accès gratuit aux canots privés.

Killarney dispose également d’une salle à manger romantique qui abrite un foyer d’origine datant de 85 ans. Le souper s’est avéré une expérience intime. J’ai dévoré des asperges et du poulet farci au brie, enveloppé de bacon et couvert d’une sauce crémeuse au Chardonnay. Délicieux.

La nuit suivante, j’ai séjourné dans le Pavillon Arrowon Pines, le plus isolé des trois pavillons, fondé par Lillian « Mamie » Kates. Cette propriétaire fougueuse a embauché et congédié quatre architectes avant de choisir Charles Coleman pour concevoir le bâtiment hexagonal, qui dispose d’un foyer central en pierre dont la cheminée en fer s’élève à plus de 9 mètres (30 pieds) jusqu’au plafond cathédrale.

Dans les années 1930, deux menuisiers locaux ont construit la magnifique salle à manger. Depuis 2002, le chef David Cooke crée des repas exceptionnels pour les clients, notamment mon savoureux souper composé d’un flétan cuit au four avec une croûte au parmesan et aux fines herbes, arrosé d’une sauce au beurre et à la ciboulette. La parfaite façon de terminer la journée en beauté et en calories.

Souvenirs d’Algonquin

 

Quand je me suis réveillé lors de ma dernière matinée à Algonquin, un calme paisible régnait dans l’air. J’ai emprunté un canot et l’ai glissé dans l’eau miroitante du lac Little Joe; et j’ai pagayé lentement vers le rivage lointain. Lorsqu’une brise légère s’est levée, l’eau devenait de plus en plus agitée, frappant rythmiquement contre mon canot. J’ai pagayé plus fort, essayant d’avancer.

Cent ans se sont écoulés depuis que Thomson et le Groupe des sept ont capturé la beauté intemporelle du parc Algonquin. J’avais traversé le parc; j’avais exploré ses sentiers; et j’avais dormi dans ses pavillons. Mais c’était en parcourant la surface de l’eau en canot que j’avais ressenti le plus grand lien avec la terre. À ce moment-là, je me sentais enhardi par l’œuvre de Thomson.

J’ai arrêté de pagayer, arrêté de lutter contre le courant. J’ai laissé le canot dériver doucement, passant devant les érables à sucre rouges et les trembles jaunes. Plusieurs huards nageaient tout près. Ils se sont mis à gémir, émettant ces cris effrayants qui leur permettent de rétablir le contact avec les autres après avoir été séparés du groupe.

J’ai pris cela à cœur et ai décidé de renouer avec mes impulsions artistiques et d’avancer sur une voie qui permet de donner un sens à ma vie. Parfois, vous avancez en laissant certaines choses derrière.

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