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Tofino, ville du surf


Photo ci-dessus : l’auteur (deuxième à partir de la gauche) écoute les conseils de l’instructeur et réalise que certains ont le surf dans le sang et d’autres... pas du tout.

Article par Jesse Hirsch – Photos par Xavier Giard Lachaine

Jesse est rédacteur pour le magazine numérique Pursuits with Enterprise ainsi que GOOD magazine, dont les bureaux sont situés à Los Angeles. Résident de Brooklyn, ses sujets de prédilection sont la gastronomie, l’agriculture et les voyages. Le photographe Xavier Girard Lachaine répartit son temps entre New York, Montréal et Tokyo, sa terre d’accueil actuelle. Visitez son site Web et son profil Instagram pour découvrir d’autres de ses œuvres.

Ce paradis de la chaleur canadien accueille des débutants toute l’année.

Quand j’ai dit à mes amis que je prévoyais aller surfer sur la côte de Vancouver en mars, personne n’était jaloux. Le printemps avait été assez froid, et Dieu sait que la Colombie-Britannique n’est pas près de l’équateur. « Dis donc, pourquoi ne vas-tu pas à Baja, par exemple? Tu vas geler! » Bon point. Ayant déjà habité le Nord-Ouest, je savais bien que la température de l’eau le long des côtes était absolument glaciale. Qui oserait pareille aventure délibérément?

Cela dit, des voyageurs plus chevronnés m’ont rassuré : il n’y a aucune raison de craindre ces eaux. Au large des côtes de Vancouver, non loin du charmant petit hameau de Tofino, la température de l’océan tombe rarement sous la barre des 50 degrés Fahrenheit, une température certes saisissante, mais tout à fait tolérable avec une bonne combinaison isothermique. En toute honnêteté, si le Polar Bear Club n’a pas peur d’affronter Coney Island en janvier, je pouvais le faire.

Évidemment, il fallait que je parvienne à faire coopérer mon corps. Petite mise en contexte : j’ai été empoté et maladroit toute ma vie lorsqu’il est question d’activités physiques, quelles qu’elles soient. En 8e année, j’ai essayé de suivre des leçons de ski pour rapidement m’écraser la figure contre le mur du centre de premiers soins (j’ai été chanceux dans ma malchance). Dans mes cours de yoga, je me sens mal pour mes condisciples, car mon instructeur passe son temps à « corriger » mes postures. Une fois lors d’un mariage, après avoir profité d’un rare élan de courage pour fouler la piste de danse, le marié m’a ébouriffé les cheveux et m’a dit que c’était « mignon que j’aie essayé ». Je ne suis même pas assez habile pour faire une croûte à tarte acceptable, comme je l’ai appris lors d’une classe cuisine on ne peut plus embarrassante sur Food Network.

Je n’ai jamais essayé le surf. Qui sait, peut-être découvrirais-je un super talent caché qui impressionnerait les instructeurs et propulserait ma nouvelle vie de surfeur vagabond voyageant autour du monde? Disons que je n’y croyais pas vraiment...

Cela dit, s’il y a un endroit où je pourrais obtenir les conseils attentionnés dont j’avais besoin, c’était Tofino. Cette petite ville de la pointe nord de l’île de Vancouver compte moins de 2 000 résidents qui y vivent toute l’année; l’économie locale est alimentée par l’afflux constant de touristes du surf. J’ai rencontré une famille de Victoria, C.-B., soit deux parents dans la mi-soixantaine et leur fille adulte, qui ont décidé de venir à Tofino pour leurs toutes premières leçons sous une pluie forte. Bill, le père, a balayé du revers de la main toute possibilité que l’aventure puisse être pénible : « Nous ne sommes pas faits en chocolat, non? », a-t-il plaisanté.

Pour une si petite ville, Tofino ne manque pas d’instructeurs de surf. J’ai compté plus de 10 endroits qui offrent des leçons aux débutants sur différentes plages des environs. Tous les résidents à qui j’ai parlé avaient leur propre opinion sur lequel de ces endroits est le meilleur, mais c’est Surf Sister qui a piqué ma curiosité. C’est la caissière d’une pizzeria locale qui m’a recommandé cet endroit, qui est reconnu pour son groupe d’instructrices exclusivement féminin. Elle m’a expliqué que la culture du surf à Tofino est progressiste et met les femmes à l’avant-plan, ce qui est à l’opposé des plages plus machos que l’on retrouve en Australie, par exemple. Qu’ils soient des hommes ou des femmes, tous les surfeurs sont traités ici avec le même respect, une philosophie que l’audacieux groupe Surf Sister incarne pleinement.

Mon instructrice principale, une Australienne fort sociable surnommée Mouse, est venue à Tofino pour goûter aux vagues, mais elle n’est jamais repartie (cela arrive couramment). Elle a rassemblé notre petit groupe de néophytes sur la plage de North Chesterman, non loin de la ville. Surf Sister utilise un certain nombre de plages pour donner ses leçons, puis choisit chaque jour les emplacements les plus propices au surf en fonction des prévisions météo. Le grand jour de ma leçon à North Chesterman, les rayons du soleil perçaient le ciel et les vagues étaient parfaites.

Après m’être changé dans le stationnement (difficilement), c’est-à-dire troquer mon habit de civil pour me pavaner dans ma nouvelle combinaison, nous avons reçu sur la plage quelques conseils essentiels. Notre petit groupe a formé un cercle, puis nous avons suivi un séminaire éclair qui détaillait tout ce qui est important à retenir : si vous tombez de votre planche, couvrez-vous la tête. Ne faites pas obstacle aux autres surfeurs. Maintenez votre regard vers l’horizon. Prenez le temps de bien choisir votre vague. Oh, et si l’envie vous prenait de vous soulager dans votre combinaison, sachez que vous le regretterez longtemps.

Ensuite, le moment était venu d’aller sur l’eau, et j’ai vite compris que nous ne partions pas tous sur le même pied d’égalité. Comme ce planchiste des neiges expérimenté qui n’avait jamais surfé de sa vie, mais qui a réussi à se tenir droit dès la première vague... ouais, je le détestais. Chaque fois que j’essayais, même résultat : je m’étends sur la planche, je pagaie pour accélérer en vue de la vague qui approche, puis je calcule mal mon entrée pour finir à plat ventre sur le sable, en pseudo-équilibre sur mes genoux ou projeté dans l’eau de façon spectaculaire.

Mouse et sa collègue instructrice ont fait preuve d’une grande patience et de beaucoup de gentillesse du début à la fin, et m’ont donné énormément de conseils et de mots d’encouragement. Je sentais que je monopolisais injustement leur attention, mais franchement, tous les autres semblaient s’en tirer à merveille. La copine du planchiste s’émerveillait constamment devant le talent naturel de son amoureux, à mon grand chagrin. Pour me remonter le moral, les instructrices m’ont raconté les mésaventures d’une fille de 13 ans qui, pas plus tard qu’hier, n’est jamais parvenue à maîtriser la technique. « Certains ont plus de difficulté à apprendre le surf que d’autres! » Merci, Mouse.

Malgré toutes mes maladresses, je ne retiens que du positif de mon expérience. Le surf est assurément difficile, mais aussi un grand plaisir! Passer une journée dans les petites vagues est vraiment exaltant, même si vous pouvez à peine vous tenir debout. J’ai suffisamment ressenti la force de l’océan pour comprendre l’attrait du surf et avoir une bonne idée des sensations que l’on peut éprouver lorsque l’on possède une certaine maîtrise. Si vous envisagez d’apprendre le surf, retenez que Tofino est le lieu idéal pour le faire. Si les vagues sont assez fortes pour constituer un défi, la culture est plus décontractée et moins compétitive. L’eau était bien moins froide que ce que j’avais imaginé et la ville elle-même est fort agréable à visiter.

À vrai dire, le seul aspect que je pourrais critiquer est mon propre sens de la coordination.

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