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L’architecture et l’histoire maritime de Lunenburg attirent les visiteurs

Lunenburg

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Photo ci-dessus : le port de Lunenburg

Article par Karen Pinchin – Photos par Darren Calabrese

Karen, qui est née à Toronto, habite les Maritimes canadiennes depuis cinq ans. Elle aime le ski de fond, jouer du tuba dans la fanfare communautaire et faire pousser de l’ail. Darren est un photographe primé qui habite aussi les Maritimes. Il se spécialise dans la photographie de portrait, de reportage et de magazine de prestige.

Les grands voiliers, la bonne bouffe et les promenades historiques sont quelques-uns des principaux attraits d’une visite dans cette charmante ville de la Nouvelle-Écosse.

De l’océan Atlantique, Lunenburg, Nouvelle-Écosse, ressemble à une carte postale, avec ses maisons aux flancs de collines colorées et ses arbres feuillus disposés selon un quadrillage bien ordonné.

Mais si vous regardez de plus près, vous remarquerez un indice évocateur du passé maritime de cette ville. Nombre de ces maisons sont dotées d’un belvédère au dernier étage, sorte de perchoir bordé de verre où les familles attendaient impatiemment que leurs proches reviennent de mer.

La ville de Lunenburg est beaucoup plus ancienne que le Canada. En effet, ces eaux ont porté les premiers colons protestants de la ville plus d’un siècle avant que le pays ne proclame son indépendance des Anglais. Là où on leur avait promis des terres arables, les colons n’ont trouvé que de la roche côtière. Ils ont donc improvisé en se tournant vers la mer, où la pêche et la construction navale ont apporté une prospérité spectaculaire. Même après l’effondrement de l’industrie de la pêche dans les années 1990, les touristes ont continué de visiter cette jolie ville, attirés par le célèbre grand voilier Bluenose. La goélette de pêche, plus tard transformée en navire de course, n’a jamais perdu une course.

Baptisée en l’honneur de son prédécesseur, Bluenose II s’amarre maintenant dans le port de Lunenburg. D’une longueur de 46 mètres (151 pieds), la goélette est peinte en noir et ornée d’une bordure dorée, et possède un mat d’une hauteur de 38,1 mètres (125 pieds). Le capitaine Phil Watson navigue sur ce navire depuis 30 ans; il y a fait ses débuts comme matelot de pont en 1987.

Ayant grandi dans la ville de Mahone Bay, M. Watson a toujours ressenti l’appel de l’océan. « Je me souviens être assis sur la vieille chaise du barbier, le plateau par-dessus les bras. Je parlais de contrebande d’alcool et de pêche », raconte-t-il. « Les hommes partaient parfois pendant des mois. Quand une grosse tempête sévissait, la ville n’avait aucun moyen de savoir si la goélette allait revenir, il fallait patienter jusqu’à ce qu’on aperçoive son drapeau hissé à mi mat, signe qu’elle arrivait dans le port. »

Un bâtiment rouge de style gothique se dresse au sommet de la ville. Anciennement une école et aujourd’hui le siège de petites entreprises et d’une académie internationale de musique, la rumeur veut que le « Castle on the Hill » (Château sur la colline) soit hanté. C’est ici que ma visite guidée menée par Ashlee Feener, native de Lunenburg, commence. Mme Feener fait un lien entre les rumeurs paranormales qui circulent et le passé aquatique de la ville. « Les marins sont extrêmement superstitieux de nature », explique-t-elle. « Si vous vouliez pêcher hors de Lunenburg, vous ne pouviez jamais porter de moufles grises, de peur qu’elles attirent le temps gris. »

En 1995, l’UNESCO a inscrit le Vieux Lunenburg sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en raison de son architecture unique et de sa planification des rues à l’anglaise. Toutefois, la ville est étonnamment moderne pour un lieu aussi ancien. Le festival annuel Folk Harbour Festival de Lunenburg, le plus ancien festival de musique de la Nouvelle-Écosse, attire des milliers de personnes chaque été. Tout comme notre guide touristique Ashlee Feener, une nouvelle génération d’artistes, d’artisans, d’entrepreneurs et de cuisiniers est en train de bâtir un avenir ici.

Après la visite, je savoure un excellent café glacé de chez Laughing Whale Coffee Roasters – on me dit que c’est le « meilleur café des Maritimes » – et je me dirige vers le Grand Banker Bar & Grill. Ce restaurant-pub haut de gamme est reconnu pour son fameux Lunenburger, un hamburger garni d’une montagne de chair de homard et de deux pinces, le tout sur un pain garni d’un pétoncle enrobé de bacon.

Ensuite, direction le Musée des pêches de l’Atlantique, situé dans un complexe de bâtiments rouges le long du port. Je suis accompagnée de Paula Masson, la guide du musée. La famille Masson s’est d’abord installée ici en 1753; quelques générations plus tard, le père de Paula, alors un jeune homme, a obtenu un emploi à l’usine de transformation du poisson. Dans un coin bien éclairé, un constructeur de navires à la retraite montre une maquette détaillée d’un navire qui peut prendre deux ans à construire. Les navires finis sont incroyablement réalistes, avec leurs personnages sculptés, leurs cordes faites à la main et leurs minuscules poissons.

Mme Masson explique que le musée sert à illustrer une époque révolue de la pêche, quand ce métier était plus dangereux. « Les pêcheurs et leurs familles connaissent bien les risques », dit-elle. Afin de mettre ce point en relief, elle nous emmène dans la chapelle ornée de vitraux du musée, où les noms de centaines de résidents de la région disparus en mer ont été peints à la main sur le mur. « Personne ne peut imaginer ce que c’est quand votre mari ou votre petit ami est en mer et que le vent souffle », affirme la guide.

Quant au capitaine du Bluenose II, M. Watson, son histoire de survie dans l’Atlantique préférée est celle de la mésaventure du pêcheur américain Howard Blackburn. En 1883, ses mains se sont gelées et collées aux rames de son embarcation alors qu’il tentait de regagner le rivage, un périple qui dura cinq jours. Le capitaine Watson estime que partager l’histoire de la pêche aux résidents et aux touristes est l’un des aspects les plus intéressants de son travail. « Nous pouvons leur dire que c’est ce que faisaient leur grand-père et leur arrière-grand-père. Nous donnons vie à cette histoire », explique le capitaine.

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